La répartition des centres de cardiologie en Wallonie

La semaine dernière, le CHR Saint-Joseph, situé à Mons, inaugurait un centre de cardiologie interventionnelle. Il s'agit d'un hôpital privé confessionnel.

 

Bien entendu, si l'on peut se réjouir à chaque fois qu'un nouvel équipement médical est inauguré en Wallonie, ce qui m'a frappé dans le cas présent, et qui a, d'ailleurs été relevé à plusieurs reprises par la presse, c'est la succession d'inaugurations du même type pour le même équipement dans une région qui est assez restreinte, celle de Mons-Borinage, soit 250 000 habitants, avec, en l'occurrence, deux équipements inaugurés à une semaine d'intervalle, l'un en face de l'autre, à quelques centaines de mètres d'écart entre le CHU Ambroise Paré et le CHR Saint-Joseph, quelques mois après qu'Epicura, dans le Borinage, ait procédé aux mêmes types d'installations.

 

Si l'on peut se réjouir - c'est une avancée en termes de santé publique, puisque auparavant, dans la région de Mons-Borinage, comme dans d'autres sous-régions de Wallonie d'ailleurs, il n'y avait aucun équipement qui permettait de prendre en charge des infarctus, et donc d'optimaliser la prise en charge des patients victimes de ce type de pathologies - on passe, toutefois, à ce jour, à une situation de trop-plein, avec un investissement important, de l'ordre de 5millions d'euros. Si l'on additionne l'ensemble des investissements effectués par les différents hôpitaux, indirectement, dès lors financés par les pouvoirs publics, même si ce sont des pouvoirs organisateurs parfois privés qui les portent, il y a dans la situation budgétaire actuelle de quoi se poser des questions.

 

Face à cette situation et qui pourrait également déboucher sur un problème de santé publique, puisque vous savez qu'il y a une phase intermédiaire de trois ans où chaque hôpital doit atteindre un seuil d'activité minimal, en l'occurrence de 300 cas, pour pouvoir garantir le maintien de son activité et de son agrément, il importe de réfléchir, au niveau du Gouvernement, en lien avec la Déclaration de politique régionale, pour renforcer les synergies interhospitalières et faire en sorte de prendre des initiatives, notamment en termes de dispositions légales pour favoriser ces synergies interéseaux et dès lors optimaliser la gestion de nos deniers publics en la matière.

 

Ce que j'attends du Ministre compétent et du Gouvernement, d'une manière générale, c'est qu’il puisse y avoir un cadre légal qui soit offert aux hôpitaux qui s'inscrivent dans cette dynamique de partenariat et de collaboration. En l'occurrence, ici, quatre hôpitaux, sur la place de Mons Borinage, Epicura et le CHU Ambroise Paré, d'une part, et à Charleroi l'ISPPC et le Grand Hôpital de Charleroi, d'autre part, avaient fait cette initiative d'eux-mêmes et étaient venus à votre cabinet pour pouvoir solliciter l'aménagement d'un cadre, éventuellement en concertation avec le Fédéral, leur permettant de mettre en commun l'exploitation de ce centre cardiologique interventionnel. Force est de constater qu'aujourd'hui ce cadre n'existe pas.

 

Je pense vraiment qu'il y a matière à intervenir sur le sujet, parce que nos concitoyens ne comprennent pas que, dans un cadre de disette budgétaire, on puisse comme cela démultiplier les moyens financiers pour les mêmes services à quelques centaines de mètres d'écart.

 

Je pense comme vous qu'il faut surmonter ces différences, mais qu'il faut un cadre juridique qui soit offert aux institutions et qui leur permette d'aller en ce sens.

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Nicolas MARTIN

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